Malgré un contexte économique encore incertain, les jeunes actifs restent particulièrement présents sur le marché immobilier. Selon le baromètre Optimhome-Ipsos 2026, les 25-34 ans affichent des intentions d’achat nettement supérieures à la moyenne des Français. Une génération qui adapte ses projets, ses financements et ses critères de recherche, sans renoncer à devenir propriétaire.

Des intentions d’achat en recul, mais pas chez tout le monde

Le marché immobilier reste marqué par la prudence. Hausse du coût de la vie, incertitudes économiques, conditions de financement plus sélectives : les Français avancent avec davantage de précaution lorsqu’il s’agit d’acheter un logement.

Le baromètre Optimhome-Ipsos 2026 révèle ainsi que les intentions d’achat d’une résidence principale reculent au global. Elles concernent désormais 17 % des Français interrogés. Mais une catégorie se distingue nettement : les 25-34 ans. Chez eux, l’intention d’acheter une résidence principale atteint 27 %.

Ce décalage montre que les jeunes actifs restent l’un des moteurs du marché. Pour beaucoup, l’achat immobilier demeure une étape importante : se stabiliser, construire un patrimoine, préparer l’avenir ou sortir durablement de la location.

 

Les 25-34 ans, une génération toujours attachée à la pierre

Contrairement à certaines idées reçues, les jeunes générations ne se détournent pas de l’immobilier. Elles achètent parfois plus tard, avec plus de contraintes, mais elles continuent de considérer la pierre comme un placement rassurant.

Selon le baromètre, 21 % des 25-34 ans ont acheté une résidence principale au cours des trois dernières années, contre 14 % pour l’ensemble de la population interrogée.

Cette dynamique s’explique en partie par la volonté de sécuriser son parcours résidentiel. Devenir propriétaire permet de maîtriser son logement, d’éviter les hausses de loyer et de se constituer progressivement un patrimoine.

L’immobilier conserve donc une place particulière dans les projets de vie, même dans un marché devenu plus exigeant.

 

Le crédit immobilier reste indispensable

Pour concrétiser leur projet, les acheteurs continuent de s’appuyer largement sur le crédit immobilier. D’après l’étude, 81 % des Français ayant acheté leur résidence principale ont eu recours à un financement bancaire. Chez les 25-34 ans, cette proportion atteint même 94 %.

Cette dépendance au crédit rend la préparation du dossier d’autant plus importante. Revenus, apport personnel, stabilité professionnelle, niveau d’endettement, gestion des comptes : tous ces éléments peuvent peser dans la décision des banques.

Le baromètre souligne également que 50 % des emprunteurs s’engagent désormais sur des prêts de plus de 20 ans. L’allongement de la durée du crédit devient une manière d’ajuster les mensualités et de préserver sa capacité d’achat.

Mais cette solution doit être étudiée avec attention : un prêt plus long peut rendre le projet possible, mais il augmente aussi le coût total du crédit.

 

Un bon dossier peut faire la différence

Dans un marché plus sélectif, la solvabilité des acheteurs devient un critère central. Pour un vendeur, recevoir une offre au prix ne suffit pas toujours. La solidité du financement peut aussi faire la différence.

Avant de se lancer dans les visites, il est donc conseillé de vérifier précisément son budget. Cela permet de cibler les biens réellement accessibles, d’éviter les déceptions et de gagner en crédibilité auprès des vendeurs.

Une simulation de financement, un accord de principe ou un accompagnement par un professionnel peuvent sécuriser les premières étapes du projet.

 

Les recherches immobilières deviennent plus hybrides

Les futurs acheteurs ne s’appuient plus sur une seule source d’information. Ils croisent les canaux, comparent les biens, consultent les annonces en ligne, contactent des professionnels et restent attentifs aux opportunités locales.

Selon le baromètre Optimhome-Ipsos 2026, 75 % des porteurs de projets déclarent qu’ils pourraient contacter un agent immobilier dans le cadre de leur recherche. Les portails d’annonces immobilières sont également cités par 75 % des Français interrogés.

Cette complémentarité montre que les acheteurs cherchent à la fois de l’autonomie et de l’accompagnement. Ils veulent pouvoir comparer, filtrer, enregistrer des annonces, mais aussi être conseillés lorsqu’un projet devient concret.

 

Le DPE, les photos et la description deviennent essentiels

Autre enseignement important : les acheteurs sont de plus en plus attentifs à la qualité des annonces immobilières.

Le diagnostic de performance énergétique, ou DPE, est devenu un critère de sélection immédiat. Selon l’étude, 43 % des Français considèrent désormais sa présence dans l’annonce comme non négociable, contre 33 % un an plus tôt.

Les photos restent également déterminantes : 63 % des personnes interrogées souhaitent les voir apparaître en priorité dans une annonce. La description détaillée du bien arrive ensuite, citée par 51 % des répondants.

Pour les acheteurs, ces informations permettent de gagner du temps. Pour les vendeurs, elles deviennent un levier de visibilité et de confiance. Une annonce complète, claire et bien présentée peut encourager davantage de contacts qualifiés.

 

Le périurbain continue d’attirer

Le baromètre observe aussi un recul de l’attractivité des grandes agglomérations, au profit des zones périurbaines. Le besoin d’espace, le rapport qualité-prix, l’accès à un extérieur ou la recherche d’un cadre de vie plus apaisé peuvent expliquer cette évolution.

Pour de nombreux ménages, le projet immobilier ne se limite plus à une adresse centrale. Il s’inscrit dans un équilibre plus large : temps de trajet, services à proximité, surface habitable, performance énergétique, environnement et budget global.

Cette tendance confirme l’importance de bien définir ses priorités avant de commencer sa recherche.

 

Ce qu’il faut retenir avant d’acheter en 2026

Acheter en 2026 reste possible, mais demande de la préparation. Les jeunes acheteurs le montrent : le marché n’est pas à l’arrêt, il devient plus exigeant.

Avant de se lancer, mieux vaut :

  • évaluer précisément sa capacité d’emprunt ;
  • anticiper les frais annexes ;
  • comparer les secteurs de recherche ;
  • vérifier le DPE et les éventuels travaux à prévoir ;
  • consulter régulièrement les annonces ;
  • préparer un dossier solide avant de faire une offre.

Dans un contexte plus sélectif, les projets les mieux préparés sont souvent ceux qui avancent le plus vite.

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