Prix en baisse, biens plus difficiles à vendre... Les ventes dans l'ancien ont reculé en 2014. Mais pas partout, et pas dans les mêmes proportions. À Rennes ou en bord de mer, les prix restent élevés.

Vous voulez acheter ? vous voulez vendre ? combien devrez-vous débourser pour un appartement ou une maison ? quelles sont les communes les plus demandées ? les plus chères ?

Le baromètre mis en place par ouestfrance-immo.com répond à ces questions en vous indiquant à quels prix les professionnels de l’immobilier mettent les appartements et les maisons en vente.

Contrairement aux prix des notaires basés sur les prix réels des transactions, les chiffres d’ouestfrance-immo.com reposent sur les prix affichés par les professionnels de l’immobilier.

Sur l’ensemble du département, les prix médians sont de 1 928 € le m² pour une maison et de 2 609 € le m² pour un appartement dans l’ancien. La notion de « prix médian » signifie que la moitié des biens en vente en Ille-et-Vilaine est affichée au-delà de ce prix, et l’autre moitié en dessous. Ce n’est pas le « prix moyen », mais une indication sur la répartition des prix affichés. Un repère utile dans un contexte national défavorable aux vendeurs, les prix ayant eu nettement tendance à baisser l’an dernier. Mais pas partout…

L’Ille-et-Vilaine, département à la population qui ne cesse d’augmenter, attire de nouveaux habitants à la recherche de logements. Avec des prix soutenus à la clé. C’est particulièrement vrai à Rennes et alentour. « On sent même un frémissement du marché en ce début d’année, qui démarre mieux que 2014 », note le négociateur immobilier Hervé Kermarrec. Mais il faut plus de temps pour vendre un bien. « En ce qui nous concerne, on est passé de 70 jours en 2013 à 82 jours sur Rennes et sa périphérie, appartements et maisons confondus. »

Les acheteurs sont de plus en plus exigeants et les délais de vente s’allongent, même dans les quartiers les plus prisés (Thabor, Sévigné, Jeanne-d’Arc). Dans les quartiers sud, en revanche (Le Blosne, Italie…) les prix sont en forte baisse.

En périphérie, Saint-Grégoire, Pacé, Cesson-Sévigné ou Chantepie font toujours partie des villes les plus recherchées, avec des prix élevés malgré une tendance à la baisse.

Un peu plus loin, à Montfort-sur-Meu, après une longue période de recul, le marché est revenu au prix de 2004 mais semble se stabiliser. Au Rheu, le début d’année marque une reprise assez nette des recherches de maisons après une fin 2014 assez morose. A Bruz, le marché s’est contracté : -12 % pour les maisons, -3 % pour les appartements. « C’est l’une des communes les plus touchées de la métropole », selon Kermarrec. L’urbanisation croissante de la ville expliquerait cette baisse de prix.

Hors de Rennes métropole, Vitré reste une ville attractive, même si les effets de la crise économique s’y ressentent aussi. Conséquence : un « ralentissement sur les terrains » comparé à 2008-2010, constate Anthony Morel, adjoint chargé de l’urbanisme et de l’habitat. Autre élément à prendre en compte : l’absence de dispositifs d’investissement locatif, type Duflot ou Pinel. « Les investisseurs vont donc ailleurs, à Rennes ou dans les communes de Rennes métropole », qui bénéficient de ce type de dispositifs.

Pour faire de vraies affaires, c’est vers le secteur de Fougères qu’il faut se tourner. La ville est parmi les moins chères du département, même si les prix semblent se stabiliser. Si le prix médian pour un terrain ou un appartement est en baisse de 2 % sur un an, celui-ci rebondit de 12 % pour les maisons, d’après le baromètre ouestfrance-immo.com.

Devenir propriétaire à Saint-Malo coûte à peu près aussi cher que de devenir propriétaire à Rennes. Les prix affichés dans la cité corsaire ont certes tendance à se stabiliser, mais ils semblent rester supérieurs à ce que les acquéreurs sont en capacité d’investir aujourd’hui. « La négociation est plus forte que par le passé », souligne ainsi Véronique Bléas-Moncorps, présidente de la Sacib, promoteur malouin. « Nous avons toujours été proches des tarifs de Rennes », dit-elle aussi, et si les services fournis aux habitants ne sont pas ceux de la capitale bretonne, « nous sommes quand même une ville littorale ».

Même à Dinard, il faut accepter de négocier à la baisse pour vendre. « Tout ce qui est aux tarifs du marché part généralement vite », explique Bernard Beuscher, agent immobilier. Pas le reste. Entre 2013 et 2014, les prix affichés pour les maisons et des appartements y ont progressé de 2 et 3 %. Mais les biens trouvant des acquéreurs « ont subi des négociations importantes ». Un bien à 3 500 € du mètre carré, il y a trois ans, se vendra autour de 2 800 € aujourd’hui.

« Les gens commencent à comprendre qu’il faut réduire les prix pour vendre, estime ainsi David Giorgetti, de Bizeul immobilier. Les appartements et maisons trop chers ne suscitent plus d’intérêt. »

D’après Pierre-Yves Chevalier et Maud Bagot-Chevalier, de l’agence Maison-Rouge, « la baisse est variable selon les produits. S’ils sont en vente depuis longtemps, la diminution est plus importante. On peut tabler sur une réduction globale des tarifs de l’immobilier de 6 % en deux ans. »

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