Un Français sur deux choisit la location saisonnière. Mais louer à distance peut comporter certains dangers.

La vigilance s’impose d’abord sur la description des lieux. Avant même de signer le contrat de location, il est recommandé d’exiger un document décrivant – avec précision – l’appartement ou la maison que vous comptez louer.

Ce descriptif doit fournir des renseignements généraux sur le propriétaire et son logement (nombre de pièces, jardin, piscine, parking, etc.), sa situation (distance de la plage ou du centre-ville par exemple), éventuellement les inconvénients du voisinage (proximité d’une ligne de chemin de fer, d’une route…) ainsi qu’une liste du mobilier et des équipements (nombre de lits, téléphone, électroménager, télé…). N’hésitez pas à demander des photos de l’intérieur et de l’extérieur de la location. Avec Internet, c’est très facile de les obtenir.

Il vous évitera bien des galères en cas de couac. Un contrat est obligatoire si vous passez par un professionnel (agence immobilière par exemple). Entre particuliers, il est fréquent que la réservation s’effectue par un simple échange de courriers. Gardez bien les doubles de vos lettres ou mieux, demandez un contrat de location en bonne et due forme.

Dans tous les cas, le contrat ou le courrier doit indiquer l’identité du loueur et du locataire, le descriptif des lieux, la durée, le prix et les modalités de paiement sans oublier le montant du dépôt de garantie. Attention aux clauses abusives et, notamment, celle qui autorise le loueur à ne restituer la caution que soixante jours après le départ du locataire ou celle qui prévoit un état des lieux non contradictoire.

Il est normal de verser une certaine somme pour « bloquer » la location. Entre particuliers, le montant est libre, mais il est d’usage de verser 20 % à 30 % du prix de la location, puis le solde à l’entrée dans les lieux ou trente jours avant. Bon à savoir : un professionnel ne peut pas exiger plus de 25 % du prix de la location à la réservation et pas plus de six mois à l’avance.

Si rien n’est précisé dans le contrat, l’avance est assimilée à des arrhes. Cette somme sera perdue en cas d’annulation. Le propriétaire devra vous verser le double s’il renonce à louer. Si c’est un acompte, le propriétaire peut demander la totalité du prix s’il n’arrive pas à relouer son bien. Enfin, concernant le dépôt de garantie, le propriétaire est tout à fait en droit de l’encaisser. Mais il devra vous le restituer immédiatement à la fin de vos vacances.

Fiche pratique de l’Institut national de la Consommation « Location de vacances » à télécharger sur www.conso.net

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